Pourquoi le prix de l’immobilier d’habitation poursuit sa hausse?

On peut se demander pourquoi les tarifs de l’immobilier d’habitation ne baisse pas, pourquoi les prix immobiliers ciblés habitation poursuivent leur hausse.

Comment les Français réagissent avec leur épargne ?


Un titre d’article qui paraît étonnante au premier abord.

Appuyons nous sur des chiffres :

Durant ces mois d’arrêt d’activité et d’activité ralentie, la quote-part des 20% des français les plus aisés ont concentré durant ces derniers mois une épargne considérable, 32 millards sur les 50 milliards d’épargne comptabilisés par les économistes du Conseil d’Analyse Économique ( Les Échos du 13/10/2020).


Placer cet épargne sur les marchés boursiers présente un risque lors d’une crise Mondiale, même sanitaire.

Acheter un bien immobilier paraît plus rassurant, plus sécurisé que les autres placements.

Épargne forcée et diminution des dépenses


Outre la notion de crise, qui a toujours poussé  les français à investir dans la pierre, le confinement a eu un impact inattendu d’épargne forcée.

Entre les fermetures de commerces et des lieux de vacances ou de week-end, l’argent injecté usuellement dans l’économie par ces français sous forme de voyages, loisirs, hotellerie-Restauration et culture, est resté dormir sur des comptes bancaires. 

La consommation de biens est relativement repartie dans le cadre du dé-confinement, mais beaucoup moins les services faisant l’objet d’interactions sociales, comme les restaurants, les spectacles sont restés.   Et désormais avec la seconde vague de Covid, la fermeture des lieux de loisirs usuels, la casi impossibilité de voyages, ce phénomène va certainement se poursuivre.

Amour de la Pierre, investissement refuge

Comme toujours en période trouble, la pierre sert de valeur refuge .Exit, les plans d’épargne logement, les comptes d’épargne salariale, les livrets A, les français placent allègrement  leur épargne dans l’immobilier. Le dicton ne se dément pas : Au 3° trimestre 2020, 30% des transactions réalisées en France se sont faites dans le cadre de l’investissement locatif ( Laurent Vimont, CENTURY 21 FRANCE ).

Concernant le marché des biens disponibles, l’offre va rester inférieure à la demande notamment dans les grandes métropoles.

Le nombre de vente de bien neuf chute de 47 % par rapport à la même période de 2019 selon l’Enquête sur la commercialisation des logements neufs du ministère de la Transition écologique.
La France manque de logements. Cette tension du marché alimente la hausse des prix
Avec le durcissement des conditions bancaires, seuls les acquéreurs bien lotis financièrement parlant restent sur le marché. Dans la mesure où ils ont les moyens de leur politique, ils soutiennent les prix.

D’après BPCE, les prix vont poursuivre sur leur lancée cette année (hausse de 3 %).

Selon le barômètre LPI-SeLoger la raréfaction de l’offre = + 5,9 % de hausse en 1 an sur les prix immobiliers :

Sources : SeLoger.com et Baromètre LPI-SeLoger

Et vous allez vous placer aussi votre épargne dans l’immobilier ? ou allez vous  regarder vous passer le  train ?

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